En 1944, le fameux scientifique autrichien Erwin Schrödinger popularise le mot néguentropie, pour tenter d’expliquer comment la vie crée l’ordre, en s’opposant au chaos. La propriété fondamentale de la vie est en effet qu’elle viole apparemment et localement le second principe de thermodynamique : elle serait comme littéralement tirée depuis un plan causal où l’entropie n’existe pas ; nous y reviendrons. Admettez que ce terme de néguentropie est inapproprié, et porte déjà en soi une négativité, je dirais même une programmation, pour projeter le principe de vie dans une sphère négative.
En réalité, le mathématicien italien Luigi Fantappiè, un des plus grands mathématiciens de son époque, a inventé en 1942 le mot « syntropie ». En travaillant sur l’équation d’onde qui régit toute la physique quantique, il constate que la vie incarne cette propriété fondamentale de la syntropie, par la concentration d’énergie, la différenciation, l’ordre et l’organisation. Il résume ainsi en affirmant : l’univers est régi par deux forces complémentaires, l’une entropique qui va du passé au futur, l’autre syntropique qui va du futur vers le présent et attire vers plus de complexité.
Pourtant la physique officielle a gardé le concept de néguentropie en rejetant celui de syntropie. Syntropie implique une rétrocausalité, comme un futur, que l’on pourrait appeler l’archétype, qui agit sur le présent et l’oriente à partir d’un plan supérieur.
Fantappiè a découvert mathématiquement la syntropie, Schrödinger a inventé la néguentropie pour éviter ses implications philosophiques, et la science officielle, orientée par l’Ombre, a gardé la seconde, en mettant la première entre parenthèses.
Steiner avait dit que la science finirait par découvrir mathématiquement les forces qui viennent du futur, mais elle mettrait un siècle à accepter ce que cela signifie spirituellement. Pour nous, la syntropie, c’est l’esprit qui devient matière organisée.
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