Dans l’album de Tintin « Vol 714 pour Sydney », apparaît un mystérieux personnage dénommé Mik Ezdanitoff, c’est un savant qui se révèle capable de communiquer avec les extraterrestres. En réalité, ce personnage est un hommage rendu à Jacques Bergier, co-auteur du célèbre essai « Le matin des magiciens », écrit avec Louis Pauwels et publié en octobre 1960. Cet ouvrage sera un incroyable succès de librairie, avec un retentissement mondial, car il restaure le goût du réalisme fantastique chez le grand public et sort des limbes tous les phénomènes rejetés par un système scientiste.
Ce livre brasse, sous la forme de faits mais aussi d’hypothèses, alchimie, sociétés secrètes, civilisations disparues, religions, sciences occultes, ésotérisme, ufologie, parapsychologie, etc… Dès sa sortie, il déclenche immédiatement une polémique dite rationaliste, mais il est trop tard, la Lumière a frappé fort et ce livre aura une influence contre-culturelle énorme, en revivifiant l’imaginaire, l’irrationnel et l’étrange pour toute une génération de l’après-guerre. Mieux encore ! Il a modifié la fenêtre d’Overton du grand public en l’incitant à s’intéresser à, et à développer, une multitude de sujets rejetés par la science.
Même si les racines occultes du nazisme restent encore un immense déni de l’histoire, ce livre aura notamment permis d’entrouvrir une porte. Cette porte débouche, quand on voudra bien y regarder honnêtement, sur une réalité, encore plus inimaginable que celle entrevue par Bergier, qui était un juif résistant et qui a survécu aux camps de concentration.
Aujourd’hui nous assistons à un retour massif du fantastique dans notre quotidien, et ce phénomène ne va faire que s’accentuer dans les temps à venir. Certes, ce fantastique a toujours été présent et a contribué à forger notre réalité matricielle. Les forces obscures se sont efforcées obstinément de masquer, marginaliser et stigmatiser tout ce qui pouvait contribuer à nous ouvrir sur le fantastique et l’extraordinaire. Je vous invite ainsi à l’accueillir dans votre vie, il frappe à notre porte ici et maintenant !