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Quand nous écoutons des enseignements, nous devons nous assurer que nous ne sommes pas comparable « aux trois défauts classiques d’un vase en argile ».
Tout d’abord, nous devons éviter d’être comme un vase renversé, dans lequel on ne peut rien verser. Autrement dit, si nous avons l’esprit fermé ou trop étroit, bien entendu nous serons incapables de retenir quoi que ce soit de ce que nous entendons, quelque soit la qualité de l’enseignement.
Ensuite, nous devons également éviter d’être comme un vase percé. Dans ce cas, tout ce qu’on y verse, ou presque, s’échappe par le trou. Il est évidemment nécessaire d’éviter cela pour être en mesure de recevoir puis d’intégrer les enseignements.
Et finalement, nous devons éviter d’être comme un vase souillé. Quand on verse de l’eau claire dans un vase sale, l’eau devient sale également. Par exemple, quand on a de nombreux préjugés, ceux-ci contaminent notre compréhension des nouveaux éléments apportés par un enseignement pur. Plutôt que de recevoir juste ce qui est dit ou écrit, nous mélangeons ces nouveaux éléments avec les projections dues à nos propres idées.
Bien sûr vous n’êtes aucun de ces trois vases, à moins que nous ne soyons un peu tous les trois à la fois…
Vous venez d’entendre une métaphore classique du bouddhisme tibétain que l’on retrouve dans les enseignements du Lamrim, qui est un manuel décrivant les étapes pour accéder à l’Eveil.